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PlayStation VR - Autres jeux et services

Jeu vidéo
Postée le 12/12/2016 à 18:00 par LMA
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Après avoir évoqué les jeux que l'on peut trouver gratuitement ainsi que les démos actuellement disponibles, il est temps de passer au contenu payant et aux autres services que l'on peut trouver sur la PlayStation 4.
Encore une fois, il ne s’agit en aucun cas de tester ces jeux : seule l’expérience VR qu’ils procurent sera évoquée.
 


Jeux payants

Batman : Arkham VR

La chauve-souris la plus célèbre fait une entrée remarquée dans la réalité virtuelle. Parfait exemple de graphismes détaillés et soignés, Batman : Arkham VR propose au joueur de mener l’enquête suite à de mystérieuses disparitions. Rocksteady a choisi ici de ne pas offrir de déplacements à la manette, ils se font donc avec un bouton pour se téléporter d’un endroit à un autre. L’idée, bien que frustrante parce qu’on aimerait bien conduire la batmobile, s’avère toutefois assez bonne et renforce l’immersion. D’ailleurs, c’est sur ce point que le studio a tout misé, et c’est avec grand plaisir que l’on s’amuse à tourner dans tous les sens quand le jeu nous le demande. On s'amuse tout autant à prendre les objets qui nous tombent sous la main pour les retourner dans tous les sens et les jeter au loin pour passer à l’objet suivant. À ce propos, si l’on peut jouer à la manette, c’est réellement aux PS Move que le jeu prend tout son sens, afin de contrôler les mains de Batman.


O! My Genesis VR

Au début, je pensais que la VR était pensée pour la vue à la première personne. Après avoir essayé Wayward Sky et regardé Allumette, je me suis rendu compte que tout peut être adapté à la réalité virtuelle, du moment que c’était bien fait. Je me suis alors demandé ce qu’un god game pouvait donner. O! My Genesis VR a répondu à cette question, et il faut reconnaitre que le potentiel est énorme.
Ici, vous jouez donc un dieu, et vous devez protéger les habitants de votre petite planète coûte que coûte, en mettant le feu aux plantes carnivores, en déplaçant les villageois qui côtoient d’un peu trop près les dinosaures, ou même en explosant les météorites avec votre main. En parlant de mains, sachez que celles-ci vous permettront également de tourner la planète pour voir ce qui se trame sur la face cachée, expliquant l’obligation de posséder une paire de PS Move. En contrepartie, on a vraiment l’impression de manipuler cette petite boule et de tenir la vie de ces petits êtres sans défense entre nos mains toutes puissantes. Effet garanti !


Volume

Volume est à la base un jeu qui n’a pas été pensé pour la réalité virtuelle, et on se demande un peu ce que celle-ci peut apporter. En effet, on incarne ici une personne jouant un avatar dans une simulation informatique et l’on voit l’action du dessus. On contrôle le personnage à la manette, nul besoin de PS Move ici, et aucun passage à la première personne ne permet de s’immiscer dans la peau de notre avatar. Mais, justement, on n’incarne pas l’avatar, mais bien le joueur lui-même et, en fin de compte, alors que le jeu classique propose de voir la simulation informatique du dessus, la version VR nous place réellement dans les yeux du joueur, et en tournant la tête on découvre l’appartement dans lequel il se trouve. Bien entendu, ce n’est pas tout, puisque la réalité virtuelle permet notamment de regarder la scène de plus près en s’approchant le plus naturellement du monde. Le fait de devoir aussi tourner la tête pour observer le reste de la scène offre une immersion bien plus grande qu’il n’y parait. Au final, sans être révolutionnaire, la réalité virtuelle s’avère un plus non négligeable ici et, à titre personnel, je dois avouer n’avoir pratiquement pas touché à la version classique tant elle parait plus conventionnelle et plate.
Enfin, concernant les sous-titres, ceux-ci sont reliés à la manette (on peut donc les déplacer, voire les éloigner de soi), et sont très pixelisés, à tel point qu’ils sont désagréables à lire si l’on ne tient pas sa manette à bout de bras.


Thumper

La réalité virtuelle s’immisce dans tous les genres, y compris les jeux de rythme horrifiques. Vous ne saviez probablement pas que cela existait, et pourtant, c’est bien ce que veut vous faire vivre Thumper et sa difficulté relevée. Le gameplay est on ne peut plus simple : une touche pour sauter, le stick pour tourner. Pas de détection de mouvements pour favoriser l’immersion, pas de PS Move pour bouger en rythme, et un environnement alentour vide n’offrant d’ailleurs pas une vue à 360°, puisque seuls les 180° de devant sont modélisés (si l’on se retourne ou que l’on se déplace, le jeu se recadre automatiquement pour nous replacer au centre de la piste).
Présenté comme ça, le jeu ne fait pas envie, en tout cas avec le casque de Sony. Et pourtant, encore une fois ça fonctionne, simplement parce que se retrouver sur la piste au lieu d’au-dessus (ou dans l’écran plutôt que devant, pour l'expliquer autrement) offre bien plus d’immersion et propose d’anticiper davantage en regardant au loin les prochains mouvements à effectuer. Parfois, un rien fait une énorme différence, et Thumper nous le prouve de fort belle manière.
A noter aussi que le timing n’est pas le même entre la version classique du jeu et la version VR, qui demande moins d’anticipation. Il est donc délicat de passer de l’une à l’autre.


Here They Lie

Le survival horror est un genre qui aime la réalité virtuelle, c’est un fait. Here They Lie propose donc au joueur une virée dans un monde glauque en noir et blanc, à la poursuite d’une certaine Dana, seul personnage à arborer un peu de jaune. Ici, on regrettera d’avoir voulu éviter le motion sickness à tout prix, entrainant ainsi des déplacements extrêmement lents et des pivots encerclés de noir. C’est louable, mais une option pour désactiver tout ceci n’aurait pas été de refus. Un autre regret, en ce qui concerne les mouvements, est le fait de déplacer le personnage vers la direction que l’on regarde. Impossible alors d’avancer droit devant soi en regardant sur les côtés. Enfin, au niveau des décisions regrettables, on pourra reprocher au jeu de ne pas avoir davantage misé sur la détection de la manette, qui réduit le gameplay à avancer et appuyer sur une touche pour prendre un objet. Seule la lampe torche prend en compte les mouvements du contrôleur. Dernier point négatif : graphiquement, le jeu s’en sort plutôt mal, malgré un parti pris graphique très terne.
Dans les points positifs, les effets de lumière sont très bien rendus, notamment avec la lampe torche. L’ambiance sonore est également très bonne et l'audio 3D permet de savoir assez précisément d’où vient le bruit inquiétant que l’on vient d’entendre. Enfin, la réalité virtuelle apporte ici un plus indéniable, et on craint sans cesse de se retourner par peur de ne pas savoir ce qui nous attend ou, au contraire, de le savoir. Pour une fois d’ailleurs, on peut enfin réellement se pencher à l’angle d’un mur pour regarder ce qu’il se passe dans la rue suivante (et, au passage, la tête de l’ombre qui bouge en même temps que nous est un détail qui fait un très bon effet la première fois).


Les (mauvais) points communs

Ce qui ressort assez peu de tout cela, c’est la durée de vie. Et c’est là où le bât blesse. En effet, il s’agit ici principalement d’expériences de jeu, permettant de découvrir un ou plusieurs aspects de la VR, mais pas de réels jeux avec, par exemple, une histoire complexe et des quêtes annexes pouvant nous tenir en haleine des dizaines d’heures. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix, comme le fait que le marché est naissant (et donc que le nombre de joueurs est réduit), ou encore que les éditeurs veulent éviter le motion sickness à tout prix, mais les faits sont là : rapidement, on passe à l’expérience suivante, jusqu’à ne plus en avoir car la ludothèque est pour l’instant limitée.

Enfin, un dernier point commun à presque tous les jeux n’a pas été abordé : les bugs de collision. Ils vont être difficiles à éviter, puisque le joueur peut se déplacer spatialement n’importe quand, y compris lorsqu’il est contre un mur, traversant de ce fait la structure. Ce n’est pas forcément dérangeant et c’est même amusant les premières fois, mais cela risque, pour certains titres, de sortir le joueur du jeu et de briser l’immersion chère à la réalité virtuelle.


Autres services

Heureusement, le PSVR ne se limite pas qu’aux jeux et, en enfilant le casque sur la tête, vous aurez également la possibilité de visionner des vidéos à 360° (le terme n’est pas tout à fait exact, vous aurez en effet bien la possibilité de regarder tout autour de vous).
Pour cela, une seule application existe pour l’instant, Littlstar VR Cinema. Proposant un contenu gratuit mais limité, elle permet là encore de découvrir la vidéo “en immersion”. Tout n’est donc pas parfait, parfois même l’idée semble ridicule (comme se retrouver dans une salle d’interrogatoire avec deux policiers voulant coûte que coûte vous faire passer à confesse), mais, de temps en temps, on tombe sur une vidéo qui vaut vraiment le détour, comme lorsqu’on se retrouve embarqué à bord d’une wingsuit.
Etrangement, Youtube n’est pour le moment pas compatible PSVR, et Sony comme Google n’indiquent pas si ce sera le cas à l’avenir. [MàJ 20/01/2017 : Youtube est désormais compatible PSVR en France.]


Pour le reste, c’est-à-dire l’utilisation de la console dans les menus, ou des jeux et applications non compatibles PSVR, un mode Cinéma existe. Il offre donc la possibilité d’afficher sur un écran plus ou moins grand le contenu en question.

Dernière remarque : si vous êtes un adepte des trophées, sachez que vous ne verrez pas ceux que vous débloquez en cours de partie lorsque vous jouez en réalité virtuelle. Inutile donc de continuer à massacrer ses adversaires pour la récompense des 1000 morts, vérifiez simplement de temps en temps si vous avez ou non le trophée dans le menu dédié.


"Au final, j’achète ou pas ?"

Je ne vais pas faire dans l’originalité et répondre comme la plupart des personnes ayant testé le PSVR : cela dépend.
Commençons par énumérer certains points liés au casque en lui-même ou au contenu spécifique que l’on peut trouver sur PlayStation 4. Tout d’abord, le casque est de loin le moins cher du marché et cela se ressent dans la configuration technique, qui fait que les gros jeux sont tous plus ou moins aliasés. Globalement, ils offrent donc un rendu visuel proche des jeux PS3. Malgré tout, l’immersion fonctionne et on prend plaisir à jouer, surtout si l’on ajoute les PS Move utiles pour une grande partie des jeux. De plus, les studios de développement font de réels efforts pour tenter de limiter le motion sickness ou de contourner les faiblesses techniques du casque (avec des graphismes plus colorés ou, au contraire, en noir et blanc, par exemple), mais aussi pour trouver de nouvelles idées de gameplay, qui ne se contentent pas de placer le joueur en vue à la première personne.
En terme de jeux, on constate très rapidement qu’il s’agit soit de mini-jeux permettant de découvrir une fonctionnalité de la réalité virtuelle, soit un mode intégré à un jeu plus complet, soit un jeu totalement VR mais dont l’ajout n’est pas décisif quant à son achat (on pense par exemple à Volume ou Thumper). Espérons que l’avenir sera plus fourni pour le casque de Sony qui risque sinon fortement de souffrir de ce manque de contenu, et de la comparaison avec ses concurrents sur PC qui, avec des portails ouverts aux jeux indépendants comme Steam, se voient abreuvés quasi quotidiennement de jeux, en plus d’avoir des applications telles que Google Earth VR, ou des sites Internet comme Youtube.
De plus, si vous êtes sceptiques quant à la réalité virtuelle dans le jeu vidéo, ce n’est pas le PSVR qui va dissiper vos doutes, lui qui s’adresse plutôt à des personnes désireuses de découvrir la VR à un moindre coût. Avec sa résolution faible et l’ouverture en bas du casque qui laisse passer de la lumière, l’expérience est clairement moins bonne qu’avec un Oculus Rift ou un HTC Vive qui sont plus à même de convaincre un sceptique. Ainsi, le PlayStation VR s’adresse aux personnes qui aiment déjà la réalité virtuelle.

Finalement, savoir si l'on ne va pas regretter l'achat d'un PlayStation VR revient à se poser trois questions :
  - La réalité virtuelle de milieu de gamme m'attire-t-elle ?
  - Suis-je sensible au motion sickness lorsque je porte un casque VR ?
  - Les jeux vidéo à venir ont-ils une chance de proposer un vrai contenu, à même de me captiver pendant de longues heures ?
Si la réponse à ces trois questions est oui, alors vous pouvez vous laisser tenter.
 

< Les jeux gratuits et démos  

Plus
+ Très immersifs
+ Un mode Cinéma pour le contenu non VR

Moins
- Trop chers pour une faible durée de vie
- 2 PS Move souvent recommandés voire indispensables
- Bugs de collision
- Aliasing
- Peu d'applications pour la vidéo

Note de LMA
6.5/10
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